Category Archives: Charles Dantzig

#101

(Vienne) Cela m’angoisse, ces villes à tramway, ces villes silencieuses. La sûreté, pour moi, c’est le bruit. Il avertit. Le silence, l’hôpital psychiatrique !

Charles Dantzig, Il n’y a pas d’Indochine
Éditions Grasset & Fasquelle, 2013, première édition 1995

#99

La preuve que l’Union Soviétique est morte, c’est qu’elle est devenue pittoresque. Sur le pont Charles de Prague, étals de monstres, de boussoles, de capotes et d’insignes de l’Armée Rouge. Elle ne fait plus peur. Le jour où l’on commencera à vendre des poupées à tchador à Riyad, les mollahs pourront demander l’asile politique aux États-Unis.

Charles Dantzig, Il n’y a pas d’Indochine
Éditions Grasset & Fasquelle, 2013, première édition 1995

#98

A quoi reconnaît-on la province ? A un certain retard en tout : l’habillement des lycéennes, les pièces de théâtre, les enseignes. Elles sont antiques. Antiques pour le commerce, c’est-à-dire qu’elles datent de dix ans.

Charles Dantzig, Il n’y a pas d’Indochine
Éditions Grasset & Fasquelle, 2013, première édition 1995

#97

Faut-il montrer comment la sensation a enclenché l’intelligence, mais d’ailleurs non, ces choses sont simultanées ou le deviennent. Si le mot écrivain est celui qu’on donne à ceux qui produisent de la littérature, un écrivain est un auteur qui pense par images.

Charles Dantzig, Il n’y a pas d’Indochine
Éditions Grasset & Fasquelle, 2013, première édition 1995

#84

On voyage pour découvrir autre chose et c’est toujours soi que l’on retrouve. Bonne raison pour continuer à chercher.

Charles Dantzig, Il n’y a pas d’Indochine
Éditions Grasset & Fasquelle, 2013, première édition 1995